Une attaque iranienne a provoqué mercredi un incendie ayant fait des dégâts «considérables» sur la principale installation gazière du Qatar, ont annoncé des sources officielles de ce pays du Golfe. La frappe est intervenue alors que l'Iran avait menacé, plus tôt dans la journée de mercredi, de s'en prendre aux infrastructures énergétiques des pays de la région en représailles à des frappes israélo-américaines sur ses propres installations.
La compagnie énergétique publique QatarEnergy a rapporté, dans un communiqué, que le site de Ras Laffan, au nord du pays, «a été ciblé par des tirs de missiles» mercredi soir. «Des équipes d'intervention d'urgence ont été déployées immédiatement pour maîtriser les incendies qui en ont résulté, des dégâts considérables ayant été causés», a ajouté la société, précisant qu'aucune victime n'avait été signalée.
Un journaliste de l'AFP a vu un vaste incendie illuminer le ciel nocturne, visible à environ 30 kilomètres de distance. Le ministère qatari des Affaires étrangères a condamné pour sa part «une brutale attaque iranienne contre la zone industrielle de Ras Laffan», fustigeant une «escalade dangereuse, une violation flagrante de (sa) souveraineté et une menace directe pour (sa) sécurité nationale». Il a ensuite ordonné à deux diplomates iraniens et à leurs équipes de quitter le pays.
Le ministère de la défense de Doha a précisé que ses systèmes de défense antiaérienne avaient intercepté deux missiles balistiques iraniens visant Ras Laffan, sans faire de victime, et que la protection civile avait annoncé que l'incendie était maîtrisé. L'attaque est survenue quelques heures après une frappe, attribuée par Téhéran à Israël, contre des installations iraniennes desservant l'immense champ gazier South Pars/North Dome, partagé par l'Iran et le Qatar.
Le président iranien Massoud Pezeshkian avait ensuite mis en garde contre le risque de «conséquences incontrôlables» d'attaques contre des infrastructures énergétiques. Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution iraniens ont de leur côté menacé les États-Unis et Israël d'anéantir des infrastructures énergétiques, et d'une riposte sera «bien plus sévère».
Le Placentin avec AFP.
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