Le bilan est lourd. Les violences survenues à Kenscoff au cours des mois de juillet et août ont fait au moins 164 morts, selon un rapport publié le 16 septembre par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). L'organisation a documenté les conséquences de deux épisodes de violences qui ont durement affecté plusieurs localités de la commune.
Le bilan établi par le RNDDH fait également état de 71 personnes enlevées et de 23 autres blessées. L'organisation rapporte par ailleurs plusieurs cas de disparition, sans toutefois préciser leur nombre exact dans son rapport.
Au-delà des vies humaines, les dégâts matériels sont considérables. Des maisons et des véhicules ont été incendiés au cours des attaques, tandis que plusieurs familles ont été contraintes de quitter leurs habitations pour échapper aux violences. Les déplacements forcés ont bouleversé la vie de nombreuses familles, confrontées à la perte de leurs biens et à l'abandon de leurs lieux de résidence.
Dans son rapport, l'organisation de défense des droits humains relève également des failles dans le dispositif de sécurité déployé dans la zone. Elle estime que la population de Kenscoff n'a pas bénéficié d'une protection suffisante face aux violences enregistrées au cours de cette période.
Le RNDDH appelle les autorités à établir les responsabilités dans ces violences et à prendre des mesures permettant de renforcer durablement la protection des habitants. Un appel qui intervient alors même que la Mairie vient d'imposer des mesures exceptionnelles après une nouvelle attaque à Viard 2 dans la nuit du 13 au 14 septembre.
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