Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé ce mercredi matin son intention de quitter ses fonctions dès que la Coalition avenir Québec (CAQ) lui aura choisi un successeur, mettant ainsi fin à huit années à la tête du gouvernement. Le geste, posé dans un climat de calme maîtrisé, survient sur fond d’essoufflement politique et de mécontentement persistant au sein de l’électorat.
Devant la presse réunie dans le hall de l’édifice Honoré-Mercier, M. Legault a livré une allocution solennelle, sans se prêter au jeu des questions. Il a confirmé qu’il demeurera en poste durant la période de transition afin d’assurer la continuité de l’État, tout en conservant son portefeuille de ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue.
Le chef caquiste sortant a profité de cette sortie pour dresser un bilan qu’il juge positif de ses deux mandats majoritaires, entamés en 2018. Il a notamment mis en relief les performances économiques du Québec, évoquant la réduction de l’écart de richesse avec l’Ontario, ainsi que des ententes structurantes en matière de développement énergétique.
François Legault a également insisté sur ce qu’il considère comme l’un des piliers de son héritage politique : la défense de l’identité québécoise et de la langue française. « Nous n’avons pas à être gênés de protéger notre langue, notre culture et nos valeurs », a-t-il martelé, appelant les Québécois à faire preuve de vigilance et de fierté face aux défis à venir.
À la CAQ, l’heure est désormais à la succession. La directrice générale du parti, Brigitte Legault, a indiqué vouloir un processus rapide, alors que le parti doit encore composer avec une élection partielle dans Chicoutimi et se préparer au scrutin général prévu pour octobre 2026. Le Conseil exécutif national devait se réunir dès mercredi soir afin de baliser les règles de la course et d’orchestrer une transition jugée cruciale pour l’avenir de la formation au pouvoir.
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