Haïti - Sécurité : Londres et Ottawa débloquent plus de 42 millions de dollars pour la Force de répression des gangsPort-au-Prince, 10 juillet 2026 – Le Royaume-Uni a annoncé une contribution de 5,6 millions de livres sterling, soit environ 7,4 millions de dollars américains, afin de soutenir la Force de répression des gangs (FRG) en cours de déploiement en Haïti. Cette aide financière vise à renforcer les capacités opérationnelles de cette force chargée d’appuyer les autorités haïtiennes dans la lutte contre les groupes armés qui contrôlent encore plusieurs territoires du pays.
Cette annonce intervient quelques jours après l’engagement du Canada d’allouer 35,3 millions de dollars américains à Haïti pour soutenir la FRG. Les fonds canadiens doivent contribuer au financement des opérations, à l’acquisition d’équipements et au renforcement des capacités de cette force internationale appelée à travailler aux côtés de la Police nationale d’Haïti (PNH) pour rétablir la sécurité.
L’appui successif du Royaume-Uni et du Canada traduit une volonté croissante de plusieurs partenaires internationaux d’accélérer le déploiement de la FRG, alors que l’insécurité demeure l’un des principaux obstacles au retour de la stabilité en Haïti. Les violences attribuées aux groupes armés continuent d’alimenter les déplacements de population, de perturber les activités économiques et de fragiliser les institutions de l’État.
Les autorités haïtiennes espèrent que ces nouvelles contributions permettront à la FRG de disposer des ressources nécessaires pour intensifier ses opérations sur le terrain. Les partenaires internationaux estiment que le succès de cette force dépendra non seulement du financement, mais également de la coordination avec les institutions haïtiennes et de la poursuite des efforts en faveur du renforcement de la justice et de la gouvernance.
Malgré ces nouveaux engagements financiers, plusieurs observateurs rappellent que les défis sécuritaires d’Haïti nécessitent une réponse durable. Au-delà du soutien militaire et policier, ils soulignent l’importance d’investissements dans le développement économique, les services publics et les réformes institutionnelles afin de s’attaquer aux causes profondes de la violence et d’assurer une stabilité à long terme.
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