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Affaire Zangi-ONU : Pitit Dessalines exige la preuve et demande le retrait du nom de Moïse Jean-Charles du rapport S/2026/714

Le Parti Politique Pitit Dessalines passe à l'offensive. Dans un communiqué officiel daté du 10 octobre 2026 à Port-au-Prince, le parti annonce avoir formellement saisi le Secrétaire général des Nations Unies et le Groupe d'experts sur Haïti créé par la résolution 2653 du Conseil de sécurité. En cause : les allégations contenues aux paragraphes 153 à 159 du rapport S/2026/714, qui attribuent à son leader, l'ex-sénateur Moïse Jean-Charles, un rôle personnel dans le contrôle du secteur des civelles, le fameux "zangi".

Une demande de clarification sans précédent : Pitit Dessalines ne se contente pas de démentir. Le parti exige des "clarifications précises et vérifiables" sur les éléments qui ont conduit les experts onusiens à cette conclusion. C'est une démarche juridique pointue : qui accuse, prouve. Le parti demande à l'ONU de dire exactement sur quelles preuves, quels témoignages, quels documents, elle s'est basée pour établir ce lien personnel.

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Le rappel juridique qui dérange l'ONU : Le communiqué apporte un rappel fondamental que les experts semblent avoir ignoré : le commerce des civelles n'est pas une activité illégale en soi en Haïti. Le Ministère de l'Agriculture délivre des certificats aux exportateurs qui respectent les normes. Il faut distinguer l'activité commerciale légalement autorisée des éventuelles infractions qui pourraient être commises par certains acteurs. Assimiler tout le secteur à un trafic est une erreur juridique.

Le démenti catégorique de Moïse Jean-Charles : Le leader de Pitit Dessalines, par la voix de son parti, "affirme n'exercer aucune activité commerciale dans ce domaine". Ni direct, ni indirect. C'est un démenti total et personnel. Il n'est pas exportateur, il n'est pas propriétaire de bassin, il ne perçoit pas de taxe sur le zangi. L'accusation de contrôle personnel est donc, selon lui, factuellement fausse.

L'exigence de preuves corroborées : C'est le coeur du communiqué : Pitit Dessalines demande que les allégations soient "étayées par des éléments de preuve précis, vérifiables et suffisamment corroborés". Autrement dit, pas de "on dit", pas de sources anonymes non vérifiées. L'ONU, qui prétend éclairer le Conseil de sécurité, doit respecter ses propres principes de crédibilité et d'exactitude. À défaut, le parti demande purement et simplement que son nom soit retiré des passages concernés.

Une bataille pour l'honneur et la transparence : Le parti inscrit sa démarche dans une "volonté de rigueur, de transparence et de respect des principes". Il laisse aux instances compétentes de l'ONU le soin d'apporter les clarifications. Mais le message est clair : on ne salit pas un leader politique d'opposition avec des allégations non prouvées dans un rapport international qui peut conduire à des sanctions. C'est une question d'honneur.

La menace de poursuites : Dernière phrase, et non des moindres : "Le parti se réserve le droit d'engager toute action utile, devant les instances compétentes tant nationales qu'internationales, pour la défense de son honneur et les droits de ses membres." Traduction : si l'ONU ne rectifie pas, Pitit Dessalines est prêt à aller devant les tribunaux. L'affaire zangi vient de passer du rapport onusien au terrain judiciaire.

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