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Société

Des employés du CAN manifestent pour exiger le paiement de leurs salaires

Des employés du CAN manifestent pour exiger le paiement de leurs salaires Des employés du Centre ambulancier national (CAN) ont organisé, ce vendredi 10 juillet, un mouvement de protestation devant les locaux de l’institution à Port-au-Prince. Des pneus ont été incendiés pour attirer l’attention sur leurs revendications, principalement liées au non-paiement de leurs salaires et à la détérioration de leurs conditions de travail.

Les manifestants affirment que plusieurs membres du personnel exercent leurs fonctions depuis plusieurs mois sans être rémunérés. Ils expliquent que leurs contrats ne sont toujours pas finalisés, une situation qui bloque, selon eux, le versement régulier de leurs salaires. Certains employés disent accumuler plus de dix mois d’arriérés, rapporte Vant Bèf Info.

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Face à cette impasse, les protestataires dénoncent une situation devenue insoutenable. Ils estiment que l’absence de rémunération affecte leur vie quotidienne, mais aussi le bon fonctionnement du Centre ambulancier national. Ils préviennent qu’une grève pourrait être déclenchée si les autorités ne répondent pas rapidement à leurs revendications.

Une telle décision risquerait de perturber les interventions du CAN, qui assure notamment les secours lors des accidents de la route, les urgences médicales et les transferts de patients. Les employés rappellent que ces services jouent un rôle essentiel dans la prise en charge des personnes nécessitant une assistance médicale.

Les manifestants expriment également leur déception à l’égard de la direction de l’institution. Ils indiquent que la nomination de Ricardo Jean Baptiste, en mars dernier, avait suscité l’espoir d’une amélioration de leur situation. Plusieurs mois plus tard, ils estiment qu’aucun progrès concret n’a été réalisé concernant la régularisation des contrats, le paiement des arriérés ou l’amélioration des conditions de travail.

Les employés réclament le paiement immédiat de leurs salaires en souffrance, la régularisation de leur situation administrative et l’ouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes. Ils affirment vouloir éviter une paralysie des services d’urgence, tout en exigeant des réponses concrètes à leurs revendications.

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Jean Rony Poito PETIT FRERE

Journaliste

Journaliste-rédacteur & professeur de sciences sociales. Passionné de la rédaction.

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