Plus de quatre ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, le dossier reste marqué par l’incertitude et les zones d’ombre. C’est dans ce contexte qu’André Michel, ancien opposant farouche du chef de l’État, a publié ce 7 décembre un tweet qui relance les débats.
Dans son message, l’avocat rappelle que malgré son rôle central dans l’opposition avant juillet 2021, son nom n’a jamais été cité dans aucune enquête, ni en Haïti ni aux États-Unis. Il s’interroge plutôt sur l’attitude de plusieurs proches du président assassiné, dont l’éloignement persistant de la justice contraste avec l’exigence de transparence que commande un crime d’une telle ampleur.
Au cœur de ces absences figure l’ancienne Première dame, Martine Moïse. Bien qu’elle ait été grièvement blessée lors de l’attaque, elle a refusé à plusieurs reprises de répondre aux convocations des autorités haïtiennes, invoquant l’insécurité généralisée du pays et l’absence de conditions suffisantes pour assurer son retour. Ces refus répétés entretiennent un bras de fer judiciaire qui perdure depuis des mois.
Pour André Michel, cette situation maintient l’affaire dans une opacité préoccupante. Selon lui, tant que les témoins et protagonistes clés ne collaboreront pas pleinement, la vérité restera hors d’atteinte, prolongeant ainsi l’un des épisodes les plus sensibles et les plus divisifs de la vie politique haïtienne.
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