Le chef armé Lanmo 100 Jou a lancé une menace directe contre l’Hôpital Universitaire de Mirebalais, affirmant que l’établissement pourrait être incendié si la Police nationale d’Haïti utilisait des drones kamikazes pour intervenir dans la région. La déclaration a été diffusée via une vidéo virale sur les réseaux sociaux, provoquant une vive inquiétude.
Dans cette vidéo, Lanmo 100 Jou souligne que, malgré l’occupation de la ville par son groupe, il a veillé à préserver l’hôpital, qu’il décrit comme le « dernier refuge » pour la population haïtienne. Il avertit cependant que toute opération policière impliquant des drones déclencherait un incendie, mettant en péril patients, personnel médical et infrastructures vitales.
Le chef armé défie également les forces de l’ordre, les invitant à « s’affronter à pied », rejetant l’usage de technologies dans les interventions. Ce message traduit la volonté de certains groupes armés de contrôler le territoire tout en imposant leurs propres règles face à l’État.
Cette menace s’inscrit dans un contexte déjà marqué par l’insécurité, où les hôpitaux et autres infrastructures publiques demeurent vulnérables aux violences armées.
Face à cette situation, une question cruciale se pose : l’État cédera-t-il aux intimidations pour éviter une tragédie, ou choisira-t-il d’affirmer son autorité malgré le risque ? La réponse des autorités dans les prochains jours sera déterminante pour la sécurité de l’hôpital et pour le message envoyé aux groupes armés.
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