Le Placentin
<
Flash
news-details
International

Donald Trump attaque à nouveau le Canada

La tension monte encore d'un cran entre Washington et Ottawa. Mercredi, lors d'un point de presse, le président américain Donald Trump a lancé une nouvelle attaque frontale contre le Canada : « Le Canada est désagréable, il l'est. Son peuple, j'adore son peuple, mais [le pays] est désagréable », a-t-il déclaré, visant directement le gouvernement de Mark Carney et son leadership.

Le mot n'est pas choisi au hasard. Ce n'est pas la première fois que l'administration Trump utilise cet adjectif pour qualifier son allié du Nord. En juillet 2025, l'ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra, avait déjà repris la même expression pour dénoncer le mouvement de boycottage des produits américains au Canada.

news-details

L'ambassadeur s'était alors plaint du bannissement de l'alcool américain dans plusieurs provinces : « Ils veulent bannir l'alcool américain, c'est correct. Ça n'envoie pas nécessairement un message positif en ce qui a trait à la manière dont ils nous traitent », avait-il confié dans un enregistrement obtenu par Global News.

Il avait même justifié le vocabulaire agressif de la Maison-Blanche : « Il y a des raisons pour lesquelles le président et certains membres de son équipe qualifient le Canada de 'méchant et désagréable' [mean and nasty] et c'est en raison de ces mesures », avait-il ajouté, assumant une stratégie de pression verbale.

Cette nouvelle charge verbale intervient dans un climat déjà explosif. Depuis des mois, les relations entre les deux pays sont plombées par la guerre des tarifs douaniers imposée par Washington et par les négociations extrêmement tendues pour le renouvellement de l'ACEUM, l'accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

La semaine dernière, Donald Trump a d'ailleurs enfoncé le clou en déclarant vouloir être « indépendant » de l'ACEUM, menaçant de facto de sortir de l'accord qu'il avait pourtant lui-même négocié et signé lors de son premier mandat. Une menace qui fait craindre le pire pour l'économie canadienne.

Pourtant, le gouvernement de Mark Carney a multiplié les gestes d'apaisement envers Washington, allant jusqu'à abandonner les redevances imposées aux plateformes de diffusion américaines comme Netflix et Spotify. Une décision très critiquée par le milieu culturel canadien, qui y voit un cadeau fait aux géants américains, et qui ne semble visiblement pas avoir suffi à adoucir Donald Trump.

Le Placentin

Partagez cet article



Supporter Le Placentin
author

Le Placentin

Journaliste

Le Placentin.

Laissez un commentaire


0 Commentaire