Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a déclaré ce mercredi qu’organiser des élections avant février 2026 en Haïti « est quelque chose de difficile », ce qui laisse penser que la date prévue pour le transfert de pouvoir, fixée au 7 février, pourrait ne pas être respectée.
Ramdin a présenté au Conseil permanent de l’OEA le rapport d’avancement du secrétaire général sur la feuille de route pour la stabilité et la paix menée par Haïti, avec le soutien régional et international. Le rapport souligne également les préoccupations concernant la situation électorale du pays.
La fin imminente du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le 7 février 2026, place Haïti au bord d’un vide politique, une crise potentielle qui, combinée aux graves problèmes de sécurité, pourrait fragiliser davantage les avancées dans d’autres domaines et ralentir les initiatives nationales et internationales visant à promouvoir la stabilité et le développement.
À ce sujet, Ramdin a insisté sur la nécessité de disposer de structures de gouvernance légitimes, ou du moins approuvées après février, pour accompagner le processus électoral haïtien. « Et cela sera crucial pour l’agenda futur d’Haïti », a-t-il ajouté, annonçant une prochaine visite de l’OEA dans le pays en décembre.
Il a précisé que la Secrétariat général de l’OEA avait initialement prévu de se rendre en Haïti à la fin du mois d’octobre, mais que le déplacement avait été reporté en raison de l’ouragan Melissa.
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