Aujourd’hui, Pont-Sondé se souvient. La localité marque le premier anniversaire du massacre du 3 octobre 2024, un événement qui a laissé une empreinte profonde dans la communauté. Familles et proches des victimes réclament justice et gardent vivante la mémoire de ceux qui ont perdu la vie ce jour-là. Chaque mort représente une mère, un père, un frère, une sœur ou un enfant, et la douleur reste omniprésente.
L’attaque avait été menée par un groupe armé dans la section communale de Bocozelle, commune de Saint-Marc, Bas-Artibonite. Les bilans initiaux faisaient état d’au moins 70 morts et 357 blessés. Les déplacements forcés ont touché plus de 6 000 personnes, dont 88 % avaient trouvé refuge chez des proches dans les communes de La Chapelle, Montrouis, Petite Rivière de l’Artibonite et Saint-Marc, tandis que le reste s’était regroupé sur plusieurs sites temporaires.
Mercredi 9 octobre 2024, Myriam Fièvre, maire de Saint-Marc, avait annoncé que le bilan partiel du massacre s’élevait désormais à 115 morts. Parmi les victimes figuraient des bébés et des personnes âgées, ce qui souligne l’ampleur tragique de l’événement. L’attaque est attribuée au gang « Gran Grif », dirigé par Luckson Elan, responsable de l’une des pages les plus sombres de l’histoire récente d’Haïti.
Un an plus tard, Pont-Sondé reste marqué par le souvenir et la souffrance, mais aussi par la solidarité qui unit ses habitants. La mémoire des victimes demeure vivante, et la communauté continue de réclamer justice, déterminée à ce que ce massacre ne soit jamais oublié.
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