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Venezuela : un agenda en trois points pour le dialogue entre le pouvoir et l'opposition

Le dialogue politique entre le pouvoir intérimaire vénézuélien et une partie de l'opposition débutera en présentiel à Caracas "la semaine prochaine", ont annoncé samedi les deux chefs de délégation, alors que le lancement était initialement prévu le 1er août.

L'annonce a été faite simultanément par Jorge Rodriguez, président du Parlement et chef de la délégation du pouvoir, et Dinorah Figuera, cheffe de la délégation d'un secteur de l'opposition. Ce processus intervient sept mois après la capture de Nicolas Maduro début janvier lors d'une intervention militaire américaine. Depuis, son ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez assure la présidence par intérim.

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Un agenda en trois points : Dans deux communiqués quasi identiques, les deux parties indiquent avoir établi "un agenda de travail avec des objectifs clairs et vérifiables". "En ce jour j'ai eu un entretien téléphonique avec Dinorah Figuera (...) afin d'engager un processus de dialogue politique inclusif et efficace. Nous avons convenu d'une première réunion en présentiel à Caracas la semaine prochaine", a écrit Jorge Rodriguez.

Trois thèmes sont annoncés pour cette première session : 1. L'accompagnement des victimes du double tremblement de terre qui a frappé le pays 2. Le renforcement de la démocratie 3. Les droits et garanties politiques

Les absents et les présents Peu connue du grand public, Dinorah Figuera vit en exil depuis plusieurs années et dirigeait le groupe de l'opposition qui avait remporté la majorité à l'Assemblée nationale en 2015. Arrivée jeudi à Caracas à l'invitation du Département d'Etat américain, selon l'AFP, elle s'était déjà entretenue en juin avec Jorge Rodriguez dans la perspective de "mettre en place un Conseil national électoral crédible".

Côté pouvoir, l'équipe de négociation comprendrait notamment l'ancien vice-président Jorge Arreaza, qui a présidé la commission parlementaire chargée du suivi de la loi d'amnistie ayant permis la libération de centaines de prisonniers politiques. Comme attendu, la cheffe de l'opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, en exil au Panama, ne figure pas dans la liste. Elle a pris ses distances le week-end dernier avec ce processus, confirmant qu'elle n'y participerait pas tout en assurant qu'elle ne s'y opposerait pas.

Le Département d'Etat américain a salué ces annonces comme "une nouvelle étape importante dans le processus de réconciliation politique", insistant sur l'urgence créée par les séismes dévastateurs et sur l'objectif d'une "transition électorale pacifique et démocratique".

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