Fatale entre autres à l’ayatollah Khamenei et à quelque quarante cadres de la République islamique d’Iran, l’attaque israélo-américaine, survenue ce samedi, ne semble pas avoir emporté l’assentiment des Américains. C’est ce que montre un premier sondage Reuters-Ipsos, réalisé du 28 février au 1er mars.
Selon l’étude d’opinion, 43 % des Américains désapprouvent les frappes militaires américaines contre l’Iran, tandis que 27 % les approuvent. Trois personnes sur dix ne peuvent se prononcer. Comme de coutume, les résultats reflètent la polarisation électorale américaine : 55% des républicains s’exprimant en faveur de l’attaque, contre à peine 7% des démocrates.
Le sondage Ipsos se fonde sur un échantillon de 1282 personnes, avec une marge d’erreur de 2,8%. Dans le détail, 74% des sondés démocrates se disent opposés aux frappes américaines, contre seulement 13% des républicains. Le parti à l’éléphant cumule les indécis : près d’un sympathisant sur 3 (31%), alors que 19% des démocrates ne savent se prononcer. De leur côté, les indépendants s’expriment défavorablement à 44%, même si l’incertitude culmine à 35%.
Les résultats, notent Ipsos et Reuters, montrent toutefois que l’opinion publique pourrait évoluer selon l’issue du conflit. Près de la moitié des personnes interrogées (47% et 48%) déclarent qu’elles seraient plus enclines à soutenir la poursuite de l’action militaire si celle-ci conduisait à la mise en place d’un gouvernement iranien favorable aux États-Unis ou à la fin du programme nucléaire iranien.
A contrario, 54 % des sondés déclarent qu’ils seraient moins enclins à soutenir l’action américaine si elle entraînait la mort de ses ressortissants. De plus, près d’une personne sur deux indique être plus susceptible de s’opposer à la poursuite des opérations si elles propageaient le conflit à plusieurs belligérants au Moyen-Orient. Enfin 45% des Américains seraient moins susceptibles d’approuver un conflit causant une inflation sur le prix et de l’essence et du gaz.
Le Placentin avec Le Figaro
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