Entre avril et juin 2025, au moins 1 520 personnes ont été tuées en Haïti, selon un rapport alarmant publié par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Ce lourd bilan, concentré principalement dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, l’Artibonite et le Centre, témoigne de l’intensification dramatique des violences armées à travers le pays.
D’après le document, les gangs armés continuent d’étendre leur emprise sur plusieurs zones urbaines, multipliant les attaques contre des civils, des institutions publiques et des convois humanitaires. Cette recrudescence de la violence aggrave une crise humanitaire déjà critique, marquée par des déplacements massifs de population, une insécurité alimentaire croissante et un accès de plus en plus limité aux soins de santé.
Le rapport onusien ne se limite pas aux agissements des gangs. Il évoque également les opérations controversées menées par certaines unités des forces de l’ordre, accusées de recours excessif à la force. Des cas documentés de violences sexuelles massives sont également rapportés, touchant notamment des femmes et des jeunes filles dans les zones les plus exposées à l’insécurité.
Par ailleurs, les groupes d’autodéfense, souvent formés en réaction à l’absence de l’État dans certaines localités, sont également pointés du doigt pour des abus, dont des exécutions extrajudiciaires et des actes de torture. Ces pratiques, en dehors de tout cadre légal, contribuent à un climat de terreur généralisé.
Face à ces violations graves des droits humains, l’ONU appelle les autorités haïtiennes à agir rapidement pour restaurer l’ordre public et assurer la protection des civils. Elle exhorte également la communauté internationale à renforcer son appui à la Police nationale d’Haïti et aux mécanismes de justice, afin de garantir une réponse durable à l’effondrement sécuritaire du pays.
Alors que la violence continue de gagner du terrain, ce nouveau rapport vient rappeler l’urgence d’une mobilisation nationale et internationale pour sortir Haïti de cette spirale meurtrière.
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