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La Maison du Peuple ne vous appartient pas : la Cour d'appel humilie Trump

Une cour d'appel fédérale a bloqué vendredi la construction de la monumentale salle de bal de 90 000 pieds carrés voulue par le président américain à la place de l'aile Est de la Maison-Blanche, détruite au bulldozer en octobre dernier.

La Cour d'appel du District de Columbia a maintenu la suspension des travaux ordonnée le 31 mars par le juge fédéral Richard Leon et a donné 14 jours au gouvernement pour saisir éventuellement la Cour suprême, rapporte Le Monde ce 7 août.

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"Le gardien, pas le propriétaire" Dans une décision cinglante, la juridiction a estimé que ce blocage n'avait "rien à voir" avec la pertinence architecturale du projet lui-même, mais avec la procédure. Le gouvernement n'a "pas l'autorité illimitée" de "redessiner, remodeler et reconstruire la Maison-Blanche - la Maison du Peuple - pour répondre au désir personnel d'un président", ont écrit les juges.

C'est le même argument qui avait été utilisé en première instance : "Le président des Etats-Unis est le gardien de la Maison-Blanche pour les futures générations de familles présidentielles. Il n'en est toutefois pas le propriétaire !", avait lancé le juge Leon, précisant que le projet nécessitait l'accord du Congrès.

La Maison-Blanche avait pourtant autorisé une reprise temporaire des travaux jusqu'au 17 avril, avant ce nouveau coup de frein.

400 millions et une plainte historique : Le projet, dont le budget est passé de 200 à 400 millions de dollars financés par des dons privés, doit accueillir jusqu'à 1 000 personnes pour des réceptions et dîners de dignitaires étrangers. Il est contesté en justice depuis décembre par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), organisation mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques, qui accuse l'administration de ne pas avoir respecté les exigences d'évaluation ni obtenu l'autorisation du Congrès.

Donald Trump a vivement réagi sur Truth Social vendredi en début d'après-midi, qualifiant la NTHP de "groupe de tarés extrémistes de gauche" et assurant que l'armée et les Services secrets voyaient ce blocage comme une "menace à la sécurité nationale". L'administration affirme que la salle de bal doit renforcer la sécurité de la Maison-Blanche, notamment en accueillant une plateforme de drones. L'affaire pourrait désormais se jouer devant la Cour suprême.

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