L’Italie a franchi une étape majeure dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Le Parlement a adopté une loi historique qui reconnaît le féminicide comme un crime autonome, désormais passible de réclusion criminelle à perpétuité, inscrivant la protection des femmes au cœur du droit pénal.
Le texte, validé par le Sénat en juillet dernier, définit le féminicide comme tout homicide motivé par le sexisme, la domination, le contrôle ou le refus d’une relation. Il établit une catégorie spécifique d’infraction, offrant aux juges des outils précis pour sanctionner les crimes fondés sur la haine et l’inégalité de genre, et réaffirme l’importance de prévenir ces violences au sein de la société italienne.
Giorgia Meloni, première ministre, a salué la réforme comme « un instrument supplémentaire pour protéger la liberté et la dignité des femmes » et l’a qualifiée de « signe de cohésion politique ». La loi a été adoptée cette semaine à l’unanimité à la Chambre des députés, avec 237 voix pour et aucune contre, illustrant un rare consensus autour d’une avancée sociétale majeure et soulignant la détermination des autorités italiennes à agir face aux violences sexistes.
Selon les statistiques officielles, 116 femmes ont été tuées en Italie en 2024, dans la très grande majorité des cas par des hommes. En instituant le féminicide comme un crime spécifique, l’Italie ne se contente pas de renforcer la répression : elle inscrit dans le droit la reconnaissance des violences sexistes comme une problématique systémique, appelant à une prise de conscience collective et à une protection plus efficace des victimes.
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