Le Chili entre dans une nouvelle ère politique après l’élection, ce dimanche 14 décembre, de José Antonio Kast à la présidence de la République. Pour la première fois depuis la fin du régime militaire d’Augusto Pinochet, un candidat d’extrême droite accède à la tête de l’État, marquant un virage historique dans la vie politique chilienne.
Avec 58,30 % des suffrages exprimés contre 41,70 % pour sa rivale de gauche Jeannette Jara, issue du Parti communiste, Kast s’impose nettement selon les résultats partiels portant sur 76 % des bulletins dépouillés. Face à cet écart de 17 points, la candidate malheureuse a reconnu sa défaite, saluant la volonté du peuple chilien. « J’ai appelé le président élu pour lui souhaiter bonne chance pour le bien du pays », a-t-elle déclaré sur le réseau X.
Âgé de 59 ans, José Antonio Kast décroche la victoire au terme de sa troisième tentative présidentielle. S'exprimant devant ses partisans, il a promis de gouverner pour tous les Chiliens, dans un climat politique profondément polarisé. « Le président élu devra représenter l’ensemble de la nation », a-t-il affirmé, alors que des milliers de ses soutiens célébraient dans les rues, drapeaux chiliens à la main.
Le scrutin, obligatoire pour près de 16 millions d’électeurs, a été marqué par une forte participation, avec des files d’attente importantes jusqu’à la fermeture des bureaux de vote à 18h. Cette victoire marque un tournant à droite dans un pays longtemps dominé par les forces progressistes depuis la transition démocratique.
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