Alors que l’insécurité persiste dans la capitale haïtienne et plusieurs autres villes du pays, la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS) déplore un manque criant d’équipements pour affronter les groupes armés qui contrôlent plusieurs zones stratégiques du pays.
Invité ce mardi 29 avril au journal de 13h de Radio Galaxy, Jack Ombaka, porte-parole de la MMSS, a exprimé l’inquiétude de la mission face aux lenteurs dans la livraison de matériel militaire. « Tant que la mission ne dispose pas des équipements nécessaires pour traquer les gangs, les attentes de la population resteront vaines », a-t-il averti.
Le responsable kényan a insisté sur le fait que les pays contributeurs doivent tenir leurs engagements, notamment en matière d’armes, de munitions et de véhicules blindés.
Au même titre que la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H), la mission multinationale se trouve confrontée à un sérieux défi logistique.
Ombaka a révélé que sans la présence actuelle des contingents de la MMSS, Port-au-Prince serait déjà tombée aux mains des gangs. Une déclaration qui illustre l’urgence de la situation sécuritaire.
Déployée sous mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies, la MMSS dirigée par le Kenya est censée appuyer les forces haïtiennes dans leur lutte contre les bandes armées. Mais pour que cette mission tienne ses promesses, elle doit être dotée des moyens logistiques et militaires adéquats, souligne Ombaka.
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