L’administration de Donald Trump a décidé d’augmenter le nombre annuel de réfugiés autorisés à entrer aux États-Unis afin d’accueillir davantage de Sud-Africains blancs, principalement issus de la communauté afrikaner.
Selon une décision présidentielle publiée au Federal Register, le plafond annuel de réfugiés passe de 7.500 à 17.500 personnes. Cette hausse doit permettre l’arrivée de près de 10.000 Afrikaners supplémentaires sur le territoire américain.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a fortement réduit les admissions de réfugiés aux États-Unis. Alors que le quota avait été fixé à 125.000 sous l’administration précédente, il avait été abaissé à 7.500 pour l’année 2025. Dans ce contexte, la Maison Blanche affirme vouloir accorder une priorité particulière aux Afrikaners, descendants des colons européens d’Afrique du Sud.
D’après les chiffres du département d’État américain, presque tous les réfugiés admis aux États-Unis depuis le début de l’année budgétaire sont originaires d’Afrique du Sud, à l’exception de trois ressortissants afghans. Dans sa décision datée du 21 mai, Donald Trump justifie cette mesure par ce qu’il décrit comme une montée des violences et des discours à caractère racial visant les Afrikaners en Afrique du Sud.
Le président américain parle d’une « situation d’urgence » et accuse certaines autorités sud-africaines ainsi que plusieurs partis politiques d’encourager les tensions contre cette minorité blanche. Washington reproche également à Pretoria sa plainte déposée devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre Israël au sujet de la guerre dans la bande de Gaza.
Les relations entre les États-Unis et l’Afrique du Sud se sont fortement dégradées ces derniers mois. L’administration Trump a notamment imposé des droits de douane de 30 % sur plusieurs produits sud-africains, un des taux les plus élevés appliqués en Afrique subsaharienne. Washington a également boycotté le sommet du G20 organisé à Johannesburg en novembre dernier. En 2025, Donald Trump avait déjà signé un décret facilitant l’obtention du statut de réfugié pour les Afrikaners, avant d’accueillir un premier groupe d’une cinquantaine de personnes.
Les Afrikaners représentent une partie importante de la population blanche sud-africaine. Historiquement, plusieurs dirigeants issus de cette communauté ont participé à la mise en place du régime d’apartheid, qui a imposé la ségrégation raciale entre 1948 et le début des années 1990. Le gouvernement sud-africain rejette fermement les accusations américaines de « persécution » visant les Afrikaners et dénonce une instrumentalisation politique de la question raciale.
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