La présence d’une importante délégation pakistanaise en Chine, lundi, n’est sans doute pas étrangère au fait que la guerre en Iran fait mal à Pékin.
Les attaques américaines contre le Venezuela et l’Iran, combinées aux menaces envers Cuba, touchent indirectement la Chine et son approvisionnement en énergie.
L’Iran et le Venezuela sont des fournisseurs de pétroles cruciaux pour la Chine, qui entretient aussi une relation étroite avec Cuba.
Selon Stéphan Bureau, collaborateur de TVA Nouvelles en politique internationale, « c’est une guerre pour les asphyxier d’une façon certaine, sinon d’une certaine façon ».
Selon ce dernier, les États-Unis adoptent la même stratégie commerciale contre la Chine que ce qu’a fait l’Angleterre face à l’Allemagne au 10esiècle. À cette époque, l’Allemagne était le « new kid on the block » qui tentait de prendre sa place et de développer des routes commerciales.
Les Britanniques ont alors mis des bâtons dans les roues des Allemands en sabotant l’accès aux sources d’énergie. « C’est la même logique qui s’opère ici. Donc les Chinois ne sont pas dupes, mais ils ont aussi besoin d’un retour à la normale. Si l’économie mondiale est à bout de souffle, c’est leur marché d’exportation qui va en souffrir. Et ça, c’est une très mauvaise nouvelle en Chine », clame Stéphan Bureau.
Même si le pays est officiellement communiste, le système capitaliste mondial profite à la Chine, dont l’économie est croissante et où la population se sort de plus en plus de la pauvreté. « Tant et aussi longtemps que ça marche, que ça roule, on accepte certains compromis. Pour plusieurs, ce ne sont pas des compromis, c’est un bon système. Mais pour tous ceux qui auraient envie de chialer ou de dire qu’on aurait peut-être un petit peu plus de liberté, tu dis : oui, mais non, parce qu’on va donner davantage de pouvoir d’achat, par exemple, et ça compte », souligne le collaborateur de TVA Nouvelles.
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