La signature du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », le lundi 23 février 2026 à la Villa d’Accueil, s’inscrit dans un contexte de crise profonde, marqué notamment par l’absence d’élections depuis 2016. Pour plusieurs observateurs, cette initiative représente un moment charnière dans la quête d’une sortie durable de la transition.
Prenant la parole au nom des signataires, Jerry Tardieu, dirigeant du parti « En Avant », a qualifié la journée d’historique. Il a mis en avant le dépassement des clivages politiques au profit de l’intérêt supérieur de la nation, saluant un consensus inédit affiché en présence du corps diplomatique et du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Selon lui, cet accord constitue une réponse concrète à l’impasse institutionnelle qui freine le fonctionnement normal de l’État depuis près d’une décennie.
L’heure des responsabilités : Au-delà de la portée symbolique du Pacte, Jerry Tardieu a insisté sur la nécessité de passer rapidement à l’action. Il a souligné que la réussite de l’accord dépendra principalement de la capacité de l’exécutif à améliorer la situation sécuritaire et à prendre en charge la relocalisation des personnes déplacées internes.
Le leader d’« En Avant » a également plaidé pour l’installation sans délai d’une structure électorale crédible, estimant que la responsabilité des autorités est désormais pleinement engagée. Il a mis en garde contre le risque d’une « transition à perpétuité », appelant à des mesures concrètes pour éviter l’enlisement politique.
Pour Jerry Tardieu, le retour à l’ordre constitutionnel passe avant tout par le rétablissement d’un climat sécuritaire stable, condition indispensable à l’organisation d’élections libres et à une passation légitime du pouvoir.
0 Commentaire