L’analyste politique Guichard Doré a averti que toute initiative visant à écarter Laurent Saint-Cyr de son poste de coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT) constituerait une rupture grave de l’ordre institutionnel. Selon lui, une telle démarche, attribuée aux cinq conseillers ayant signé la résolution contre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, s’apparenterait à un coup d’État et exposerait ses auteurs à des poursuites judiciaires.
Intervenant ce vendredi 23 janvier 2026 à l’émission Panel Magik sur Magik9, Guichard Doré a soutenu que la destitution du coordonnateur du CPT par une fraction de ses membres ne peut être assimilée à un simple conflit politique. Il s’agirait, a-t-il insisté, d’une violation caractérisée des règles encadrant la transition.
Revenant sur le refus de Laurent Saint-Cyr de faire publier l’acte actant le renvoi du Premier ministre, l’analyste a rappelé que cette décision relève exclusivement des attributions du chef de l’État. À ce titre, le coordonnateur du CPT est seul compétent pour apprécier l’opportunité de la promulgation d’un acte officiel, une compétence qui ne peut être ni partagée ni imposée.
Guichard Doré estime que la position de Laurent Saint-Cyr s’inscrit aussi dans un contexte politique sensible, marqué par l’imminence de la fin du mandat du CPT. Il y voit une volonté d’éviter un choc institutionnel majeur et de maintenir un minimum de stabilité jusqu’au terme de la transition.
Enfin, l’analyste a rappelé que la publication d’un texte officiel suit une procédure administrative rigoureuse. « Des conseillers ne peuvent pas, de leur propre initiative, se présenter pour exiger la publication d’un acte au Moniteur », a-t-il souligné, rappelant que seul l’organe légalement habilité peut enclencher ce processus.
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