Le Placentin
<
Flash
news-details
International

Trump défend son accord avec l’Iran et attaque ses détracteurs : « jaloux, malhonnêtes ou stupides »

Washington, 19 juin 2026-Donald Trump a répliqué vertement jeudi aux critiques visant l’accord signé la veille avec l’Iran. Sur Truth Social, le président américain a qualifié ses détracteurs d’« imbéciles », estimant qu’ils sont « soit jaloux, soit malhonnêtes, soit stupides » de dénoncer un protocole qu’il juge bénéfique. Il a mis en avant les records de la Bourse et la chute des prix du pétrole depuis l’annonce.

Le texte a été signé mercredi sous les ors de Versailles, en France, par Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian. Il met fin au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et fortement perturbé l’économie mondiale. Téhéran a salué un document « historique » et « acte l’échec des États-Unis », selon le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf.

news-details

L’accord prévoit des concessions immédiates pour l’Iran : promesse de déblocage des avoirs gelés à l’étranger et suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien dès la mise en œuvre du protocole. Autre mesure clé : la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, fermé par l’Iran depuis le début de la guerre, en échange de la levée du blocus américain des ports iraniens. L’annonce a fait reculer le Brent de 2,06 % à 77,91 dollars jeudi matin, se rapprochant de son niveau d’avant-guerre.

Aux États-Unis, la presse est très critique. Même Fox News, pourtant proche de Trump, relaie les voix dénonçant « d’énormes avantages financiers » accordés à Téhéran sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire. Le Wall Street Journal estime que Trump « cède bien plus qu’il n’obtient ». Le sénateur républicain Bill Cassidy parle de « la pire bourde de politique étrangère depuis des décennies ».

La question centrale du nucléaire reste en suspens. De nouvelles négociations doivent s’ouvrir vendredi au Bürgenstock, en Suisse, avec les médiateurs pakistanais et qatari. Le vice-président américain JD Vance et le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf sont attendus. Le protocole évoque seulement un traitement des stocks d’uranium hautement enrichi par « dilution sur place sous la supervision de l’AIEA », ce que Washington présente comme une « victoire majeure ».

En cas d’accord définitif sous 60 jours, les États-Unis s’engagent à faciliter le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction iranienne, financé par des partenaires régionaux du Golfe et sans participation américaine. Le G7 a salué une « opportunité historique » d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, même si Téhéran affirme que les missiles balistiques ne sont pas au menu des pourparlers.

Le président libanais Joseph Aoun a précisé que ce processus était « indépendant » de l’accord américano-iranien, auquel Israël n’a pas été associé. Alors que les marchés saluent l’apaisement, la bataille politique s’annonce rude pour Trump à Washington, où l’accord est perçu par une partie des républicains comme une capitulation face à Téhéran.

Le Placentin

Partagez cet article



Supporter Le Placentin
author

Le Placentin

Journaliste

Le Placentin.

Laissez un commentaire


0 Commentaire