L’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a présenté un projet d’envergure pour transformer son réseau de détention d’ici 2026. Avec un budget dépassant 38 milliards de dollars, l’agence prévoit de construire huit centres de grande capacité et de convertir 16 entrepôts régionaux en centres de traitement spécialisés.
Ces nouveaux complexes pourront accueillir jusqu’à 10 000 personnes chacun. Les centres de traitement, plus modestes, serviront d’étapes intermédiaires : trois à sept jours pour examens médicaux, collecte de données biométriques et premiers entretiens d’asile avant le transfert vers les grandes installations.
Chaque centre disposera de salles d’audience vidéo, de cabines d’interprétation et d’espaces pour plus de soixante agents consulaires. Selon l’ICE, cette organisation vise à créer un circuit de « détention civile sûre et humaine », tout en réduisant la dépendance aux prisons locales régulièrement critiquées pour des violations des droits humains.
L’agence affirme que ce dispositif permettra d’accélérer le processus de l’arrestation à la déportation, avec un délai moyen estimé à soixante jours. La réorganisation logistique devrait également rationaliser les transferts et limiter les coûts liés aux contrats avec les prisons locales.
Le plan ne fait pas l’unanimité. Des organisations de défense des droits et certains gouverneurs soulignent les risques financiers et humanitaires. Au Congrès, des démocrates ont demandé au Government Accountability Office (GAO) d’évaluer la faisabilité de ce programme dans un contexte de financement incertain, alertant sur ses implications potentielles pour les libertés fondamentales et le marché du travail.
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